voici l'alphabet elfique que j'utilise à plusieurs reprise pour "le retour du Maudit"
La pluie tombe si fort. Le bruit mat sur le bitume me remplie de mélancolie . L'odeur d'un souvenir si loin et si fugace. Rien ne sera plus comme avant, ô ma Linda. Non, plus rien comme avant...
Courrir. Courrir si fort que mon coeur a mal. Le sel de mes larmes se mele à l'eau de la pluie. Mes sanglots étouffés dans le ronflement des gouttes qui éclatent au sol. La nuit me camoufle du regard des passant dans cette sombre ambiance. Mon chemisier blanche goutte doucement sur ma peau blanche. Le froid de l'eau remplace le froid de ma haine. Toutes ces rondes nuit passé en ton lit, nos corps si sensuel, et tes yeux !Tes yeux Linda ! Des agathes que je voulais garder comme un trésor ! Juste mes seins et ta poitrine, dans un doux balancement porteur de vie que rien n'aurait put brisé.
Tes courbes , Linda ! Toi, la chatte sauvage, tigresse noire aux encens de patchouli qui m'ennivre dans un voyage aux milles couleurs . Tout oublier pour ça . Ton etreinte me manque. Courrir, courrir si vite que j'oublies pourquoi je cours. Le regard blafard d'un lampadaire qui perce le froid de la ville. Le souffle coupé, je m'arrete un instant. Ô Linda, montre moi la voix de cette idyle illusoire passé en ta compagnie, maitresse de tes charmes et de mes envies. Guide moi à toi. Guide moi loin de ma peur .
La voix de la pluie sonne mon glas. Un trépas si iréel. Mirrifique et subtil.
La détente d'un canon de revolver braqué sur mes long cheveux d'èbène. Je cours, encore une fois. Un pas dans l'eau si noire. Le temps ralenti une dernière fois pour m'oublier. Une gerbe de beauté. Un son plus mat que la pluie. Si beau, si mélodieux. L'air souffle, glaçé, sur ma poitrine de femme. Une dernière fois Linda. Juste une. Une...dernière... fois,... ô ... ma ...Lin...da....
Un corps qui choit dans la fange. L'étreinte subtil d'une Mort si rapide et indolore. Les cheveux d'ébène ne bougeront plus jamais. Fixe dans l'éternité. Linda n'en sera rien. Je t'aimais .
Une simple cigarette entre mes doigts. La
fumée âcre remplie mes poumons d´une telle
douceur que mon esprit s´envole vers tant d´ethers. Le
ciel tourne encore et encore, immobile dans
l´éternité. Un plaisir sans cesse
renouvellé naissait à chaque inspiration de cette
mort douce. Un poison délicat qui distille sa saveur dans ma
tête.
Une simple cigarette entre tes doigts. Elle fume encore, son
charbon, rubis ardent s´éteint doucement dans le noir
de cette cave. Mais plus jamais tu ne gouteras à sa saveur
suave. Je t´ai tranché la gorge, toi, si frêle
et si forte. Oter ta vie m´était nécessaire.
Toi qui connaissait ce lourd secret qui liait nos vies. Je voulais
gouter encore à cette cigarette, mi éteinte qui
m´attend dans le cendrier en verre. Tes lèvres ont
déposés un parfum si délicat . J´aurais
du te faire l´amour une dernière fois, Toi, pauvre
petite chose.
Une cigarette entre mes doigts. Une chose si banale qui devient
sublime dans cette hiver bleuté. Courrir, encore et encore.
Une ronde de fleur givrées penètre mon esprit qui se
charme. Une cigarette qui me rechauffe. Encore une fois avant que
je ne parte. Juste une dernière. Aprés, cela
n´aura plus de sens.
Une simple cigarette écrasée au sol. Mon cadavre
à quelques centimètres de son filtre. Le ciel tourne
encore et encore. Pour l´Eternité
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